Végé ?

Quelques définitions pour s’y retrouver…

  • Végétarien : personne qui ne mange ni viande, ni poisson, ni crustacé, ni tout autre produit ayant engendré la mort de l’animal (gélatine, etc…). Le végétarien consomme parfois des œufs et d’autres sous produits animaux comme le lait.
  • Végétalien : personne qui ne mange aucun produit ou sous produit d’origine animale. Cela inclut ainsi la viande, le poisson, les crustacés, les œufs, et le lait.
  • Végane : personne qui étend le végétalisme à son style de vie : vêtements sans produits animaux (cuir, laine, fourrure), produits quotidiens non testés sur les animaux, etc.
  • Flexitarien : végétarien ou végétalien qui accepte de faire des écarts de temps en temps.

bagelrond

Et le cocon magique dans tout ça ?

Je n’aime pas trop les étiquettes, si bien que je ne me sens réellement dans aucune des catégories. Mon alimentation est en constante évolution depuis de nombreux mois, et à l’heure où je vous écris, elle est finalement presque entièrement végétale. Je ne consomme actuellement ni viande, ni poisson, ni crustacé mais il m’arrive très rarement de consommer des œufs et du fromage, notamment quand je suis invitée à l’extérieur. Pour l’instant, cette flexibilité me convient bien ainsi, mais mon désir de végétaliser toujours un peu plus mon assiette explique pourquoi vous ne trouverez presque que des recettes végétaliennes sur le blog. En dehors de l’alimentation, j’essaie de toujours diriger mes choix vers l’option la plus éthique, qu’il s’agisse de vêtements, de produit de beauté ou d’entretien, et plus largement pour tous les produits de consommation.

Oui, mais pourquoi ?

… pour les animaux…

Tout a commencé il y a 2 ans environ, quand des problèmes de santé mineurs m’ont fait comprendre que tout ce que l’on ingère alimente directement nos petites cellules, et que cela peut avoir un impact ultra-positif, ou au contraire tristement négatif sur notre santé globale (je vous invite à vous rendre sur le blog d’Ella pour mieux comprendre à quel point l’alimentation peut changer une vie).

Mes recherches m’ont petit à petit amenée à comprendre que nos habitudes alimentaires ne sont finalement pas figées, et qu’il ne tient qu’à nous d’en créer des nouvelles.

En fait, je n’ai jamais eu l’âme d’une carnivore, mais je dois dire que je suis plus heureuse que jamais à l’idée de me dire que le repas que je viens de déguster (en plus d’être une petite bombe nutritionnelle) est dénué de toute cruauté. Je me souviens encore de mes premiers repas végétariens, tous conclus par un sentiment de soulagement et de légèreté vraiment gratifiant.

Prendre conscience de la réalité de l’industrie agro-alimentaire (carnée notamment) a été une des meilleures choses qui me soit arrivé, et avoir la sensation de ne plus être victime de manger des êtres sensibles mal-traités, des poussins broyés, des veaux sauvagement arrachés à leur mère, etc me fait me sentir plus légère chaque jour que je finis mon assiette. Je me sentais toujours terriblement coupable de « ne pas y penser » alors que la vie est si simple depuis que j’ai choisi de me tourner vers le végétarisme. Aujourd’hui, l’éthique est devenue ma première motivation !

…pour la planète…

Je ressens toujours une énorme incompréhension et tristesse à l’idée de me dire que dans notre société si évoluée, 60 md d’animaux sont toujours élevés chaque année (source ConsoGlobe) dans des conditions insupportables pour ensuite être abattus sauvagement dans le seul but de satisfaire notre carnivorisme humain. Tout cela, sans compter que pour les nourrir de soja génétiquement modifié, des milliers d’hectares de forêt sont ravagés chaque année. Alors, si on pense que ces mêmes hectares pourraient être doublés pour nourrir des Hommes (près de 800M de personne ne mangent pas à leur faim sur Terre en 2015 selon WFP) je me demande toujours comment fait-on pour ne pas voir l’éléphant dans la pièce ?

… et pour notre santé ?

Oui, mais les lobbys de l’industrière laitière et de la viande sont très forts, et s’appuient sur les peurs de la population pour nous contraindre à ne pas délaisser les produits carnés et laitiers. Saviez vous que deux poignées d’amandes contiennent autant de calcium qu’un verre de lait de vache (source USDA) ? Que 100g de lentilles contiennent plus de protéines qu’une côte de porc et autant de pois chiches fournissent trois fois plus de fer qu’une entrecôte ? (source USDA) De mon côté, j’ai une énergie débordante depuis que je ne mange plus de produits carnés (ni de lait) !

images

C’est plus facile à dire qu’à faire…

En deux ans de végétarisme, j’ai constaté à quel point les habitudes alimentaires sont sacrées pour beaucoup de gens. Pourtant, je dois avouer que dans mon cas, cela s’est avéré bien plus facile que cela en avait l’air. A l’idée de devenir végétarien, beaucoup songent à ce que va devenir leur vie sans le rôti familial du dimanche, sans les joyeux barbecues d’été ou même sans leur burger favori (tout droit sorti de la chaîne au grand M). Certains mets représentent bien plus qu’une simple histoire de nourriture, ils sont associés à des souvenirs, voire à des êtres que l’on chéri, et son empreint d’une histoire propre à chacun.

Lorsque je discute avec mon entourage, mon but n’est pas d’ancrer dans leur esprit des images effroyables (qui sont pourtant réelles) qui ne m’amènerai qu’à devoir gérer une situation conflictuelle. Toutefois, je réponds toujours avec beaucoup d’enthousiasme aux plus curieux, qui se demandent comment et pourquoi l’on peut accomplir un tel changement.

Pour réussir, je crois en fait qu’il faut toujours avoir conscience des raisons qui nous amènent à adopter de nouvelles habitudes alimentaires. Et surtout, surtout, ne pas se brusquer. Chacun à son propre rythme et sa façon d’appréhender le changement, et je pense qu’il faut l’accepter et le respecter. Les plus résolus d’entre nous sont capable d’éliminer tout produit animal du jour au lendemain, d’autres se sentiraient frustrés et auront besoin de commencer par un seul repas végétarien par semaine, puis deux, pour finir par trouver un rythme qui leur correspond. Petit à petit, de nouveaux rituels familiaux se mettront en place, pour devenir éventuellement entièrement végétaliens sans que les plus réticents ne se sentent brusqués. Ainsi, les barbecues se transformeront en houmous party, et de délicieux veggies bowl joyeux et colorés remplaceront le fameux rôti dominical.

dessertmanguecocorondt

Les recettes que vous trouverez ici…

Le cocon magique n’est pas uniquement destiné à des personnes végétariennes, ou végétaliennes. J’ai mis en ligne ce site pour partager avec vous des recettes joyeuses, et douces, qui je l’espère vous permettront de découvrir la cuisine végétale, et de l’intégrer un peu plus à votre quotidien. Je souhaite que cela vous permette d’élargir un peu vos horizons culinaires, et que mes recettes vous permettent de prendre soin de votre santé tout en contentant vos papilles gourmandes. Si en dégustant l’une de mes recettes, votre cœur vous dit « tu vois, ce n’est pas si difficile », alors mon objectif sera déjà bien rempli !

Enfin, j’aimerais que vous gardiez en tête que l’alimentation ne doit jamais être une contrainte, mais un réel plaisir : plaisir de partager, de déguster, de donner de l’énergie à nos cellules ou de créer un monde plus juste. Chacun doit trouver ce qui lui convient… On commence ?

[wysija_form id= »2″]